Tribal Style

Vous avez dit tribale ?

La danse tribale ou ATS est une danse de semi-improvisation ou chaque danseur·euse·s est à la fois suiveur et meneur. Le vocabulaire tribal est universel, il est parlé (enfin dansé) dans le monde entier !

Ses mouvements sont inspiré de la danse orientales, des danses tziganes, danses indiennes, flamenco etc. pour créer un style unique. C’est une danse dynamique et gracieuse La solidarité entre chaque danseur·euse est primordial. On danse ensemble et non pour soi.

Les apports sont nombreux : ancrage, musicalité, travail des muscles profonds, posture, ouverture, souplesse… Mais aussi travail sur la communication entre danseur·euse·s.

Caractéristiques

Ce style présente plusieurs caractéristiques majeures :

  • une danse collective, reposant sur le principe de l’improvisation synchronisée en groupe, rendue possible par un vocabulaire commun et universel et un système de clés.
  • l’emploi de mouvements issus des danses traditionnelles orientales et tziganes au sens large, stylisés de manière à faciliter l’improvisation en groupe ; ces mouvements sont classés en deux catégories : vocabulaire lent et vocabulaire rapide.
  • l’emplois de des sagattes (cymbalettes de doigts) pour accompagner la musique…
  • un costume composé d’éléments traditionnels empruntés à différentes cultures : une ou deux jupes longues très amples portées sur un sarouel (pantalon bouffant) ; un choli (blouse courte indienne traditionnellement portée sous un sari) sous un soutien-gorge décoré ; une ceinture souvent superposée à un foulard autour des hanches ; un turban ou une couronne de fleurs ; de nombreux bijoux ethniques portés sur les bras et les poignets, autour du cou, sur la tête.
  • une musique empruntée à différentes cultures (Afrique du Nord, Moyen-Orient, Europe de l’Est, Inde…), et fréquemment fusionnée avec des sonorités modernes.

L’ATS ne représente aucune tribu particulière, mais combine les vocabulaires (mouvements et costumes) de danses traditionnelles pour en recomposer une de toutes pièces.

Histoire et origines

À la fin des années soixante Californie, Jamila Salimpour, professeur de danse orientale,  travaille sur les origines de la danse orientale, ses racines tziganes comme ses styles traditionnels ; elle fonde une troupe, Bal Anat, qui présente un spectacle dont l’esthétique contraste avec la danse orientale pratiquée à l’époque dans les restaurants et les boîtes de nuit.

Avec Masha Archer, élève de Jamila Salimpour, apparaît la notion de tribu et d’improvisation guidée (lead and follow). Elle crée la troupe San Francisco Classic Dance Company, qu’elle dirige jusqu’au milieu des années 1980.

Puis Carolena Nericcio-Bohlman, élève de Masha Archer, fonde la troupe Fat Chance BellyDance (FCBD) en 1987 et travaille à codifier les mouvements. Cette dernière étape permet la définition d’un vocabulaire commun particulièrement nécessaire pour une bonne synchronicité des danseuses en improvisation guidée. Ce style se développe progressivement aux États-Unis à partir de la fin des années 1990, avant de gagner l’Europe et le reste du monde. Sa diffusion a été aidée par le développement d’Internet, des forums de discussion et des réseaux sociaux.

À côté du format Fat Chance Bellydance, le plus connu et le plus répandu, existent d’autres formats de danse tribale semi-improvisée : Gypsy Caravan, BlackSheep Bellydance, Unmata, Saada, Datura…

Dans les années 2000, de l’ATS a émergé un nouveau style, la danse tribale fusion. Ses représentantes les plus connues sont Jill Parker, Rachel Brice, Mardi Love, Zoe Jakes…

 

Sources : wikipédia.

Quelques vidéos